Pour parodier le prix de La Pléiade, [Boris Vian] crée ainsi un prix du Tabou. [...]
Interrogé à l'issue de cette cérémonie, Boris déclare, imperturbable, au Canard Enchaîne:
1. Qu'il n'avait pas lu le livre concerné.
2. Que le lauréat avait été tiré au sort.
3. Que le Prix du Tabou n'était qu'une occasion de boire gratuitement l'apéritif.
"Nous le remercions de son honnêteté intellectuelle, comme alors l'hebdomadaire satirique. Ce qu'il a dit est valable pour tous les prix littéraires. Mais Boris Vian est le seul à le dire."*
*Le Canard Enchaîné, 12 janvier 1948, cité par Jacques Duchateau dans Boris Vian ou les Facéties du destin.
Boris Vian
Claire Julliard
Folio biographies
Éditions Gallimard, 2007
Não faças Terrorismo Poético para outros artistas, fá-lo para pessoas que não perceberão que o que acabaste de fazer é arte. Hakim Bey
Mostrar mensagens com a etiqueta citações. Mostrar todas as mensagens
Mostrar mensagens com a etiqueta citações. Mostrar todas as mensagens
quinta-feira, 20 de fevereiro de 2014
quinta-feira, 5 de dezembro de 2013
(creio que terei umas próximas noites do caraças)
"Este termo, hesitante, parece-nos fundamental. Um avanço hesitante: eis um método; avançar, não em linha recta mas numa espécie de linha exaltada, que se entusiasma, que vai atrás de uma certa intensidade sentida; avanço que não tem já um trajecto definido, mas sim um trajecto pressentido, trajecto que constantemente é posto em causa; quem avança hesita porque não quer saber o sítio para onde vai - se o soubesse já, para que caminharia ele? Que pode ainda descobrir quem conhece já o destino?"
(é que vou já escrever sobre isto)
(é que vou já escrever sobre isto)
sexta-feira, 5 de abril de 2013
quinta-feira à noite com Russell
"Como tantos outros que tiveram uma educação puritana, eu tinha o hábito de meditar nos meus pecados, nas minhas loucuras e nas minhas imperfeições. Julgava-me - sem dúvida com razão - um sujeito miserável. A pouco e pouco porém aprendi a ser indiferente em relação a mim próprio e às minhas deficiências; comecei a concentrar cada vez mais a minha atenção nos objectos exteriores: a situação do mundo, os vários ramos do saber, as pessoas pelas quais sentia afeição. É certo que os interesses exteriores comportam também muitas possibilidades de sofrimento: o mundo pode ser mergulhado na guerra; o saber, em certa direcção, pode ser difícil de adquirir; os amigos podem morrer. Mas os sofrimentos desta ordem não destroem a qualidade essencial da vida como o fazem os que resultam da aversão por si mesmo. Além disso, todo o interesse exterior incita a qualquer actividade, o que é óptimo preventivo contra a tristeza enquanto esse interesse permanece vivo. O interesse por si próprio, pelo contrário, conduz à inactividade de uma forma progressiva: a escrever um diário, a psicanalizar-se ou talvez a tornar-se monge."
Bertrand Russell
À Conquista da Felicidade
Guimarães Editores
Bertrand Russell
À Conquista da Felicidade
Guimarães Editores
domingo, 31 de março de 2013
boris vian e a definição de sentido de humor
"dizer idiotices, por estes dias em que toda a gente reflecte profundamente, é a única forma de provar que temos um pensamento livre e independente."
"a chatice é que entre os críticos o riso parece ser considerado uma actividade um pouco degradante se não for sustentada nas cuecas e nos cornudos."
boris vian
"a chatice é que entre os críticos o riso parece ser considerado uma actividade um pouco degradante se não for sustentada nas cuecas e nos cornudos."
boris vian
segunda-feira, 25 de fevereiro de 2013
Boris Vian no seu Les Fourmis
actual como nunca. com o sentido de humor certo. tudo no sítio.
"Lune et Paton se dirigèrent vers la table sept où ils trouvèrent Arrelent et Poland, deux des fliques les plus arriérés de l'Ecole ce qu'ils compensaient par un culot peu commun. Ils s'assirent tous dans un gargouillis de chaises écrasées.
- Ca a marché? a demandé Lune à Arrelent.
- De la kouille en barre ! répondit Arrelent. Ils m'ont donné une vioque d'essai qui avait au moins soixante-dix piges, et dure comme un cheval, la garce !
- Moi j'ai cassé neuf dents à la mienne d'un seul coup, dit Poland. L'examinateur m'a félicité.
- J'ai pas eu de veine, insistait Arrelent. Elle m'a tellement fichu en rogne que j'ai loupé mon passage à la pèlerine plombée.
- Je sais pourquoi, dit Paton. Ils n'en trouvent plus assez dans les quartietrs pauvres, alors ils nous en donnent qui viennent d'endroits mieux nourris. Elles tiennent mieux le coup. Pour les femmes, remarque, ça peut encore aller, mais ce matin j'ai eu du mal à enfoncer mon bâton dans l'oeil de mon type ...
- Oui, dit Arrelent, moi j'avais prévu le coup. J'ai un peu truqué mon bâton.
Il le leur montra. Adroitement, il en avait appointé l'extrémité.
- Comme dans du beurre, dit-il. J'ai fait un effort terrible et j'ai regagné deux points de plus. Ça m'a rattrapé d'hier ...
- Les gosses aussi sont durs cette année, dit Lune. Celui que j'avais hier matin, je n'ai pu lui casser qu'un poignet à la fois. Les chevilles, j'ai du y aller à coup de souliers. C'est dégueulasse.
-C'est la même chose, dit Arrelent. Ceux de l'Assistance, on ne peut plus en avoir. Ça, c'est des gosses de fourrière, alors on ne peut pas savoir. Tu tombes sur un bon ou tu tombes sur un mauvais. C'est la chance. Ceux qui étaient bien nourris, ils sont difficile à amocher vite. Ils ont des peaux dures.
- Moi, dit Poland, les plombs de ma pèlerine, ils se sont décousus, alors il ne m'en restait que sept sur seize, j'ai du taper deux fois plus vite, ce que j'étais crevé, parole d'homme !... Mais le sergent, il bichait dur de voir ça. Il m'a simplement dit de les coudre plus solide la fois d'après. J'ai été pénalisé.
Ils s'arrêtèrent de parler car on amenait la soupe. Lune saisit la louche et la plongea dans la marmite. C'était de la soupe de chevrons avec du gras qui nageait. Ils s'en servirent de grosses portions."
Boris Vian
"Les bons Élèves"
Les Fourmis
"Lune et Paton se dirigèrent vers la table sept où ils trouvèrent Arrelent et Poland, deux des fliques les plus arriérés de l'Ecole ce qu'ils compensaient par un culot peu commun. Ils s'assirent tous dans un gargouillis de chaises écrasées.
- Ca a marché? a demandé Lune à Arrelent.
- De la kouille en barre ! répondit Arrelent. Ils m'ont donné une vioque d'essai qui avait au moins soixante-dix piges, et dure comme un cheval, la garce !
- Moi j'ai cassé neuf dents à la mienne d'un seul coup, dit Poland. L'examinateur m'a félicité.
- J'ai pas eu de veine, insistait Arrelent. Elle m'a tellement fichu en rogne que j'ai loupé mon passage à la pèlerine plombée.
- Je sais pourquoi, dit Paton. Ils n'en trouvent plus assez dans les quartietrs pauvres, alors ils nous en donnent qui viennent d'endroits mieux nourris. Elles tiennent mieux le coup. Pour les femmes, remarque, ça peut encore aller, mais ce matin j'ai eu du mal à enfoncer mon bâton dans l'oeil de mon type ...
- Oui, dit Arrelent, moi j'avais prévu le coup. J'ai un peu truqué mon bâton.
Il le leur montra. Adroitement, il en avait appointé l'extrémité.
- Comme dans du beurre, dit-il. J'ai fait un effort terrible et j'ai regagné deux points de plus. Ça m'a rattrapé d'hier ...
- Les gosses aussi sont durs cette année, dit Lune. Celui que j'avais hier matin, je n'ai pu lui casser qu'un poignet à la fois. Les chevilles, j'ai du y aller à coup de souliers. C'est dégueulasse.
-C'est la même chose, dit Arrelent. Ceux de l'Assistance, on ne peut plus en avoir. Ça, c'est des gosses de fourrière, alors on ne peut pas savoir. Tu tombes sur un bon ou tu tombes sur un mauvais. C'est la chance. Ceux qui étaient bien nourris, ils sont difficile à amocher vite. Ils ont des peaux dures.
- Moi, dit Poland, les plombs de ma pèlerine, ils se sont décousus, alors il ne m'en restait que sept sur seize, j'ai du taper deux fois plus vite, ce que j'étais crevé, parole d'homme !... Mais le sergent, il bichait dur de voir ça. Il m'a simplement dit de les coudre plus solide la fois d'après. J'ai été pénalisé.
Ils s'arrêtèrent de parler car on amenait la soupe. Lune saisit la louche et la plongea dans la marmite. C'était de la soupe de chevrons avec du gras qui nageait. Ils s'en servirent de grosses portions."
Boris Vian
"Les bons Élèves"
Les Fourmis
quarta-feira, 29 de agosto de 2012
é preciso ser um artista para ser preconceituoso, ter razão e ter muita piada. um artista!
"Fiquei assombrado - viera de um sítio onde todos eram amigáveis, onde até os gerentes das agências funerárias nos desejavam um excelente dia quando saíamos para enterrar a nossa avó -, mas depressa percebi que em Paris toda a gente era assim. Se entrássemos numa padaria seríamos recebidos por uma imensa criatura com aspecto de verme, com um olhar que nos informava que nunca seríamos amigos. Pediríamos, num francês hesitante, uma baguete. A mulher deitar-nos-ia um olhar prolongado e frio e depois poria um castor morto sobre o balcão.
- Não, não - diríamos nós, com as mãos a tremer -, um castor morto não. Uma baguete.
A verminosa criatura fixar-nos-ia com óbvia incredulidade, virar-se-ia para os outros clientes e falar-lhes-ia num francês demasiado acelerado para que nós pudéssemos seguir, mas cujo significado era claramente que esta pessoa aqui, este turista americano, entrou e pediu um castor morto e ela tinha-lhe dado um castor morto e agora ele estava a dizer que não queria um castor morto coisa nenhuma, queria uma baguete. Os outros clientes olhar-nos-iam como se tivéssemos acabado de tentar peidar-nos para os sacos dele, e não teríamos escolha a não ser escapulir-nos e consolar-nos com o pensamento de que daí a quatro dias estaríamos em Bruxelas e era provável que aí pudéssemos comer outra vez."
Nem aqui, nem ali, Bill Bryson
- Não, não - diríamos nós, com as mãos a tremer -, um castor morto não. Uma baguete.
A verminosa criatura fixar-nos-ia com óbvia incredulidade, virar-se-ia para os outros clientes e falar-lhes-ia num francês demasiado acelerado para que nós pudéssemos seguir, mas cujo significado era claramente que esta pessoa aqui, este turista americano, entrou e pediu um castor morto e ela tinha-lhe dado um castor morto e agora ele estava a dizer que não queria um castor morto coisa nenhuma, queria uma baguete. Os outros clientes olhar-nos-iam como se tivéssemos acabado de tentar peidar-nos para os sacos dele, e não teríamos escolha a não ser escapulir-nos e consolar-nos com o pensamento de que daí a quatro dias estaríamos em Bruxelas e era provável que aí pudéssemos comer outra vez."
Nem aqui, nem ali, Bill Bryson
quarta-feira, 18 de julho de 2012
«Pois há-de ser
pela música que no inimaginável coração do tempo vem permanecer tudo o
que se passou, tudo o que passa sem poder acabar de passar, o que não
teve nenhum substância, mas sim um certo ser ou avidez de tê-la. Tudo o
que se interpôs no fluir temporal, detendo-o. Tudo o que não seguiu o
curso do tempo com os seus desertos, onde tantos abismos se abrem; o que
não concordou com o seu invisível ser, que somente se nos dá a sentir e
a ouvir, mas não a ver - o ver aquilo que o tempo causou é já um juízo.
Pranto também esta música do decorrer, como se o incrível coração do
tempo tivesse recolhido o pranto de tudo o que se passou e do que não
chegou a dar-se. E o gemido da possibilidade salvadora, e o que que foi
negado aos que estão sob o tempo. Parece-me que é o sentir do próprio
tempo aquilo que se desarma musicalmente sobre o sentir de quem escuta
ao padecê-lo. Uma musica que vem dar-se no modo da oração.»
Maria Zambrano, "Clareiras do Bosque", Relógio D`Água, 1995
Maria Zambrano, "Clareiras do Bosque", Relógio D`Água, 1995
sexta-feira, 20 de abril de 2012
about surrealismo
"Incomoda, contudo, observar a violenta pressão de raiz estética e professoral que se esmera em integrar o Surrealismo num capítulo a mais da história literária e se fecha para o seu legítimo sentido. Os próprios chefes desfalecem esgotados, voltam com cabeças amolecidas ao "volume de poemas" (tão outra coisa do que poemas em volume), ao arcano 17, ao manifesto repetitivo. Por isso é preciso reiterar: a razão do Surrealismo ultrapassa toda a literatura, toda a arte, todo o método localizado e todo o produto resultante. Surrealismo é cosmovisão, não escola ou ismo: uma empresa de conquista da realidade, que é a realidade certa em vez da outra de papelão e para sempre ressequida; uma reconquista do mal conquistado (o conquistado a meias: com a fregmentação de uma ciência, uma razão discursiva, uma estética, uma moral, uma teleologia) e não a mera continuação, dialecticamente antitética, da velha ordem supostamente progressiva."
Júlio Cortázar
Valise de Cronópio
Editora Perspectiva, 2004
Júlio Cortázar
Valise de Cronópio
Editora Perspectiva, 2004
segunda-feira, 16 de janeiro de 2012
não, enganei-me, agora é que estou com uma apoplexia
"And don’t worry about losing. If it is right, it happens — The main thing is not to hurry. Nothing good gets away."
Steinbeck a falar ao filho adolescente sobre o amor. Tão sábio, caramba...
O texto todo aqui.
Steinbeck a falar ao filho adolescente sobre o amor. Tão sábio, caramba...
O texto todo aqui.
quarta-feira, 19 de outubro de 2011
grande tavares. let's do it
Mas Bloom vai fazer coisas, não apenas palavras. Bloom fará coisas que pertencem ao mundo das coisas escritas, ou seja, não feitas.
Porque Bloom sabe bem que só é material e só existe aquilo que pode ser colocado debaixo dos pés de uma mesa para a endireitar.
Gonçalo M. Tavares
Viagem à Índia
Porque Bloom sabe bem que só é material e só existe aquilo que pode ser colocado debaixo dos pés de uma mesa para a endireitar.
Gonçalo M. Tavares
Viagem à Índia
segunda-feira, 17 de outubro de 2011
o meu poema do meu ramos rosa. com parabéns de mais um belo ano.
Estou como se não houvesse mais para dizer que uma palavra
uma interminável palavra
no interminável silêncio
uma interminável palavra
no interminável silêncio
Estou como um cavalo esquelético à beira dum horizonte
perdidos todos os caminhos
perdidos todos os caminhos
Estou no entanto familiar
e rodeado de presenças
e rodeado de presenças
Escavo no chão absurdo
e uma pedra dá-me confiança
e uma pedra dá-me confiança
Na solidão da terra encontro
como o vestígio dum segredo
como o vestígio dum segredo
Poemas Nus (1953-1958)
Viagem Através duma nublosa
Edições Ática
Viagem Através duma nublosa
Edições Ática
quarta-feira, 12 de outubro de 2011
Odília ou a história das musas confusas no cérebro de Patrícia Portela
estava mesmo a precisar deste livro, assim, exactamente como ele é. ai maravilha!
"Patrícia Portela, conhecida (e reconhecida, nomeadamente com uma Menção Honrosa Prémio Acarte com o espectáculo WasteBand - 2003 e a Menção Especial do prémio da crítica pela Associação Portuguesa de Críticos de Teatro para a Dramaturgia da Trilogia Flatland) pelo seu trabalho na área do espectáculo, surge agora com a sua primeira obra de ficção publicada pela Editorial Caminho - Odília. Com minúscula, odília representa a classe das musas desempregadas e confusas; com maiúscula, é uma específica musa desempregada e confusa que procura, como qualquer ser mortal e normal, o seu lugar no mundo. E conquistar o nosso lugar no mundo é uma coisa difícil! Implica a existência de amigos (Penélope), de amores (obviamente, um poeta), de intrigas (os deuses descobrem que criaram tudo mas não criaram as musas e por isso resolvem roubar-lhes os sentidos), de reflexão (Odília esteve 1003 anos a pensar no seu destino), de coragem (como ultrapassar a teia labiríntica do quotidiano, quando se sofre de labirintite?)… E tudo acontece em simultâneo (ou será antes? ou será depois?) porque nas questões da existência, o tempo é um grande novelo que se enrola e desenrola sem nunca deixar de ser uma bola que entra numa baliza e, em simultâneo (ou será antes? ou depois?) ao grito: Gooooooooooooooooooolllllllllllllllllllllooo!"
"Patrícia Portela, conhecida (e reconhecida, nomeadamente com uma Menção Honrosa Prémio Acarte com o espectáculo WasteBand - 2003 e a Menção Especial do prémio da crítica pela Associação Portuguesa de Críticos de Teatro para a Dramaturgia da Trilogia Flatland) pelo seu trabalho na área do espectáculo, surge agora com a sua primeira obra de ficção publicada pela Editorial Caminho - Odília. Com minúscula, odília representa a classe das musas desempregadas e confusas; com maiúscula, é uma específica musa desempregada e confusa que procura, como qualquer ser mortal e normal, o seu lugar no mundo. E conquistar o nosso lugar no mundo é uma coisa difícil! Implica a existência de amigos (Penélope), de amores (obviamente, um poeta), de intrigas (os deuses descobrem que criaram tudo mas não criaram as musas e por isso resolvem roubar-lhes os sentidos), de reflexão (Odília esteve 1003 anos a pensar no seu destino), de coragem (como ultrapassar a teia labiríntica do quotidiano, quando se sofre de labirintite?)… E tudo acontece em simultâneo (ou será antes? ou será depois?) porque nas questões da existência, o tempo é um grande novelo que se enrola e desenrola sem nunca deixar de ser uma bola que entra numa baliza e, em simultâneo (ou será antes? ou depois?) ao grito: Gooooooooooooooooooolllllllllllllllllllllooo!"
segunda-feira, 8 de agosto de 2011
belo início de Dublinesca. belo vila-matas.
Pertenece a la cada vez ya más rara estirpe de los editores cultos, literarios. Y asiste todos los días conmovido al espectáculo de ver cómo la rama noble de su oficio -editores que todavía leen y a los que les ha atraído siempre la literatura- se va extinguiendo sigilosamente a comienzos de este siglo. Tuvo problemas hace dos años, pero supo cerrar a tiempo la editorial, que a fin de cuentas, aun habiendo alcanzado un notable prestigio, marchaba con asombrosa obstinación hacia la quiebra. En más de treinta años de trayectoria independiente hubo de todo, éxitos pero también grandes fracasos. La deriva de la etapa final la atribuye a su resistencia a publicar libros con las historias góticas de moda y demás zarandajas, y así olvida parte de la verdad: que nunca se distinguió por sus buenas gestiones económicas y que, además, tal vez pudo perjudicarle su fanatismo desmesurado por la literatura.
Samuel Riba - Riba para todo el mundo - ha publicado a muchos de los grandes escritores de su época. De algunos tan sólo un libro, pero lo suficiente para que éstos consten en su catálogo. A veces, aunque no ignora que en el sector honrado de su oficio quedan en activo algunos otros valerosos quijotes, le gusta verse como el último editor. Tiene una imagen algo romántica de sí mismo, y vive en una permanente sensación de fin de época y fin de mundo, sin duda influenciado por el parón de sus actividades. Tiene una notable tendencia a leer su vida como un texto literario, a interpretarla con las deformaciones propias del lector empedernido que ha sido durante tantos años. Está, por lo demás, a la espera de vender su patrimonio a una editorial extranjera, pero las conversaciones se encuentran encalladas desde hace tiempo. Vive en una potente y angustiosa psicosis de final de todo. Y aún nada ni nadie ha podido convencerle de que envejecer tiene su gracia. ¿La tiene?
Dublinesca
Enrique Vila-Matas
Debolsillo, 2011
quinta-feira, 4 de agosto de 2011
carta da senhora Émile Teste
(em resposta às conversas estrada fora sobre o que é isto de ler)
Como sabe, [o Senhor Teste] raramente lê qualquer coisa com os seus olhos; dá-lhes um estranho uso e como que interior. Ou direi, por outra, particular. Mas não, nada disto. Não sei com exprimir-me; admitamos que ao mesmo tempo interior, particular e... universal!!! São belíssimos, os olhos dele; gosto que sejam assim, maiores um pouco do que tudo o que é visível. Nunca sabemos se há coisa que lhes escape - ou pelo contrário - para ele o mundo não é simples pormenor de tudo o que vêem, mosca-volante que pode obcecar-nos sem existir.
Senhor Teste,
Paul Valery
Como sabe, [o Senhor Teste] raramente lê qualquer coisa com os seus olhos; dá-lhes um estranho uso e como que interior. Ou direi, por outra, particular. Mas não, nada disto. Não sei com exprimir-me; admitamos que ao mesmo tempo interior, particular e... universal!!! São belíssimos, os olhos dele; gosto que sejam assim, maiores um pouco do que tudo o que é visível. Nunca sabemos se há coisa que lhes escape - ou pelo contrário - para ele o mundo não é simples pormenor de tudo o que vêem, mosca-volante que pode obcecar-nos sem existir.
Senhor Teste,
Paul Valery
sábado, 23 de abril de 2011
Os amores da minha vida, no Dia Mundial do Livro
(Texto de Rosemary Urquico, encontrado no blogue de Cynthia Grow. Tradução “informal” de Carla Maia de Almeida para celebrar o Dia Mundial do Livro, 23 de Abril. Retirado daqui.)
"Namora uma rapariga que lê. Namora uma rapariga que gaste o dinheiro dela em livros, em vez de roupas. Ela tem problemas de arrumação porque tem demasiados livros. Namora uma rapariga que tenha uma lista de livros que quer ler, que tenha um cartão da biblioteca desde os doze anos. Encontra uma rapariga que lê. Vais saber que é ela, porque anda sempre com um livro por ler dentro da mala. É aquela que percorre amorosamente as estantes da livraria, aquela que dá um grito imperceptível ao encontrar o livro que queria. Vês aquela miúda com ar estranho, cheirando as páginas de um livro velho, numa loja de livros em segunda mão? É a leitora. Nunca resistem a cheirar as páginas, especialmente quando ficam amarelas. Ela é a rapariga que lê enquanto espera no café ao fundo da rua. Se espreitares a chávena, vês que a espuma do leite ainda paira por cima, porque ela já está absorta. Perdida num mundo feito pelo autor. Senta-te. Ela pode ver-te de relance, porque a maior parte das raparigas que lêem não gostam de ser interrompidas. Pergunta-lhe se está a gostar do livro.Oferece-lhe outra chávena de café com leite. Diz-lhe o que realmente pensas do Murakami. Descobre se ela foi além do primeiro capítulo da Irmandade. Entende que, se ela disser ter percebido o Ulisses de James Joyce, é só para soar inteligente. Pergunta-lhe se gosta da Alice ou se gostaria de ser a Alice.É fácil namorar com uma rapariga que lê. Oferece-lhe livros no dia de anos, no Natal e em datas de aniversários. Oferece-lhe palavras como presente, em poemas, em canções. Oferece-lhe Neruda, Pound, Sexton, cummings. Deixa-a saber que tu percebes que as palavras são amor. Percebe que ela sabe a diferença entre os livros e a realidade – mas, caramba, ela vai tentar fazer com que a vida se pareça um pouco com o seu livro favorito. Se ela conseguir, a culpa não será tua. Ela tem de arriscar, de alguma maneira. Mente-lhe. Se ela compreender a sintaxe, vai perceber a tua necessidade de mentir. Atrás das palavras existem outras coisas: motivação, valor, nuance, diálogo. Nunca será o fim do mundo.Desilude-a. Porque uma rapariga que lê compreende que falhar conduz sempre ao clímax. Porque essas raparigas sabem que todas as coisas chegam ao fim. Que podes sempre escrever uma sequela. Que podes começar outra vez e outra vez e continuar a ser o herói. Que na vida é suposto existir um vilão ou dois. Porquê assustares-te com tudo o que não és? As raparigas que lêem sabem que as pessoas, tal como as personagens, evoluem. Excepto na saga Crepúsculo.Se encontrares uma rapariga que leia, mantém-na perto de ti. Quando a vires acordada às duas da manhã, a chorar e a apertar um livro contra o peito, faz-lhe uma chávena de chá e abraça-a. Podes perdê-la por um par de horas, mas ela volta para ti. Falará como se as personagens do livro fossem reais, porque são mesmo, durante algum tempo.Vais declarar-te num balão de ar quente. Ou durante um concerto de rock. Ou, casualmente, na próxima vez que ela estiver doente. Pelo Skype.Vais sorrir tanto que te perguntarás por que é que o teu coração ainda não explodiu e espalhou sangue por todo o peito. Juntos, vão escrever a história das vossas vidas, terão crianças com nomes estranhos e gostos ainda mais estranhos. Ela vai apresentar os vossos filhos ao Gato do Chapéu e a Aslam, talvez no mesmo dia. Vão atravessar juntos os invernos da vossa velhice e ela recitará Keats, num sussurro, enquanto tu sacodes a neve das tuas botas.Namora uma rapariga que lê, porque tu mereces. Mereces uma rapariga que te pode dar a vida mais colorida que consegues imaginar. Se só lhe podes oferecer monotonia, horas requentadas e propostas mal cozinhadas, estás melhor sozinho. Mas se queres o mundo e os mundos que estão para além do mundo, então, namora uma rapariga que lê. Ou, melhor ainda, namora uma rapariga que escreve."
"Namora uma rapariga que lê. Namora uma rapariga que gaste o dinheiro dela em livros, em vez de roupas. Ela tem problemas de arrumação porque tem demasiados livros. Namora uma rapariga que tenha uma lista de livros que quer ler, que tenha um cartão da biblioteca desde os doze anos. Encontra uma rapariga que lê. Vais saber que é ela, porque anda sempre com um livro por ler dentro da mala. É aquela que percorre amorosamente as estantes da livraria, aquela que dá um grito imperceptível ao encontrar o livro que queria. Vês aquela miúda com ar estranho, cheirando as páginas de um livro velho, numa loja de livros em segunda mão? É a leitora. Nunca resistem a cheirar as páginas, especialmente quando ficam amarelas. Ela é a rapariga que lê enquanto espera no café ao fundo da rua. Se espreitares a chávena, vês que a espuma do leite ainda paira por cima, porque ela já está absorta. Perdida num mundo feito pelo autor. Senta-te. Ela pode ver-te de relance, porque a maior parte das raparigas que lêem não gostam de ser interrompidas. Pergunta-lhe se está a gostar do livro.Oferece-lhe outra chávena de café com leite. Diz-lhe o que realmente pensas do Murakami. Descobre se ela foi além do primeiro capítulo da Irmandade. Entende que, se ela disser ter percebido o Ulisses de James Joyce, é só para soar inteligente. Pergunta-lhe se gosta da Alice ou se gostaria de ser a Alice.É fácil namorar com uma rapariga que lê. Oferece-lhe livros no dia de anos, no Natal e em datas de aniversários. Oferece-lhe palavras como presente, em poemas, em canções. Oferece-lhe Neruda, Pound, Sexton, cummings. Deixa-a saber que tu percebes que as palavras são amor. Percebe que ela sabe a diferença entre os livros e a realidade – mas, caramba, ela vai tentar fazer com que a vida se pareça um pouco com o seu livro favorito. Se ela conseguir, a culpa não será tua. Ela tem de arriscar, de alguma maneira. Mente-lhe. Se ela compreender a sintaxe, vai perceber a tua necessidade de mentir. Atrás das palavras existem outras coisas: motivação, valor, nuance, diálogo. Nunca será o fim do mundo.Desilude-a. Porque uma rapariga que lê compreende que falhar conduz sempre ao clímax. Porque essas raparigas sabem que todas as coisas chegam ao fim. Que podes sempre escrever uma sequela. Que podes começar outra vez e outra vez e continuar a ser o herói. Que na vida é suposto existir um vilão ou dois. Porquê assustares-te com tudo o que não és? As raparigas que lêem sabem que as pessoas, tal como as personagens, evoluem. Excepto na saga Crepúsculo.Se encontrares uma rapariga que leia, mantém-na perto de ti. Quando a vires acordada às duas da manhã, a chorar e a apertar um livro contra o peito, faz-lhe uma chávena de chá e abraça-a. Podes perdê-la por um par de horas, mas ela volta para ti. Falará como se as personagens do livro fossem reais, porque são mesmo, durante algum tempo.Vais declarar-te num balão de ar quente. Ou durante um concerto de rock. Ou, casualmente, na próxima vez que ela estiver doente. Pelo Skype.Vais sorrir tanto que te perguntarás por que é que o teu coração ainda não explodiu e espalhou sangue por todo o peito. Juntos, vão escrever a história das vossas vidas, terão crianças com nomes estranhos e gostos ainda mais estranhos. Ela vai apresentar os vossos filhos ao Gato do Chapéu e a Aslam, talvez no mesmo dia. Vão atravessar juntos os invernos da vossa velhice e ela recitará Keats, num sussurro, enquanto tu sacodes a neve das tuas botas.Namora uma rapariga que lê, porque tu mereces. Mereces uma rapariga que te pode dar a vida mais colorida que consegues imaginar. Se só lhe podes oferecer monotonia, horas requentadas e propostas mal cozinhadas, estás melhor sozinho. Mas se queres o mundo e os mundos que estão para além do mundo, então, namora uma rapariga que lê. Ou, melhor ainda, namora uma rapariga que escreve."
quarta-feira, 27 de outubro de 2010
Se namorares comigo dou-te um pombo, cem escudos e um livro
A Adelaide não conseguia adormecer, um pombo, cem escudos e um livro, não queria adormecer.
Livro, José Luís Peixoto, Quetzal
Livro, José Luís Peixoto, Quetzal
quarta-feira, 18 de agosto de 2010
Andamos rodeados de livros e pensamentos sobre a poesia quando a verdade pode ser tão mais esta
Hay en el mundo poetas que jamás escribieron versos. Y tampoco los leyeron. Poco saben de leer, y aún menos de escribir. Mi idioma ellos no hablan, pero nombran los pajaros las hierbas del campo... Con los árboles conversan, a su sombra agradecen y sus memorias escuchan.
Saben el rumbo del viento y el color de la lluvia, el tiempo de la sembradura y el tiempo de los frutos. Las huellas de las fieras reconocen y cuidan.
Nunca entraron en una iglesia. Rezan al sol y a la tierra, saben cantos de otras eras, pieles tocan y maderas. No hay cuerdas que no desvelen, sus ojos mirando en la danza no el cielo sino la arena.
Y cuando alfin acaban sus andares en los días, de todo se despiden sin amargura y sin pena. Sabiendo que serán tierra luz hojas semillas ojos de niños abrazos agua del río panteras.
Y los versos que escribieron son sus pasos en la vida, marcas que no tienen olvido.
Anna Fresu
Saben el rumbo del viento y el color de la lluvia, el tiempo de la sembradura y el tiempo de los frutos. Las huellas de las fieras reconocen y cuidan.
Nunca entraron en una iglesia. Rezan al sol y a la tierra, saben cantos de otras eras, pieles tocan y maderas. No hay cuerdas que no desvelen, sus ojos mirando en la danza no el cielo sino la arena.
Y cuando alfin acaban sus andares en los días, de todo se despiden sin amargura y sin pena. Sabiendo que serán tierra luz hojas semillas ojos de niños abrazos agua del río panteras.
Y los versos que escribieron son sus pasos en la vida, marcas que no tienen olvido.
Anna Fresu
sexta-feira, 26 de fevereiro de 2010
segunda-feira, 22 de fevereiro de 2010
E junto aos arquitectos eis que surge José Tolentino Mendonça, com uma tirada destas:
A arte nasce de um mal estar. A fé nasce de uma ferida. Nascem os dois de uma procura de algo mais. Como dizia Sá-Carneiro, precisamos de "um pouco mais de azul".
Não é facil falar de religião num momento em que a religião ou nos cega ou nos revolta. Torna-se cada vez mais difícil reconhecer na religião uma espiritualidade desinteressada. O Tolentino ainda consegue. Ainda assim, e quando fala da poesia, considera-se um "poeta profano".
É esta a escrita dele:
"Acho que o sentido por excelência de um escritor é o ouvido. E, mesmo se não escrevo todos os dias, estou sempre atento à conversa humana, às palavras, ao seu ritmo, à sua temperatura. Estou sempre a tomar apontamentos, pequenas anotações. E daí parto para outras associações, preencho lacunas, continuo frases. Essa é a minha oficina."
Subscrever:
Mensagens (Atom)



